108 heures annualisées: le SNUDI FO écrit au SNUipp, SE UNSA et sgen CFDT

Publié le par Snudi-Fo-2a

à G. Moindrot SNUipp

L. Bérille SE-UNSA

Th. Cadard SGEN-CFDT


Chers camarades,

L’immense majorité des enseignants des écoles rejette les projets de décret du ministre X. Darcos qui abroge le Décret 91-41et instaure l’annualisation de 108 heures de nos obligations de services avec les 60 heures d’aide aux élèves en difficulté. De plus, ce dispositif menace lourdement l’existence des RASED. Dans le même temps les stages de remise à niveau pendant les congés au nom du principe « travailler plus pour gagner plus » visent à individualiser les revenus.

Ce rejet s’exprime de mille manières dans tous les départements :

- Des centaines de motions d’écoles, que vous devez recevoir comme nous, exigent le retrait des projets de Décret annualisant les 108 heures et préparant la disparition des RASED, l’abandon des soi-disant « stages de remise à niveau » pendant les congés.

- A Paris , en Seine St Denis, dans le Nord, le Pas de Calais, Essonne , le Doubs, le Val de Marne, les Deux Sèvres, les Alpes de Hautes Provence, le Vaucluse, la Loire, la Loire Atlantique les intersyndicales demandent ensemble le retrait des mesures Darcos et les créations de postes.

- Dans le Val de Marne plus de 300 enseignants se sont rassemblés, à l’appel des sections SNUDI, SNUipp, CGT et SUD, lors du CTPD pour défendre les dossiers d’école contre les mesures de suppression de classes et demander l’abandon du relevé de conclusions et du projet de Décret.

En Seine St Denis, 40% des enseignants der écoles étaient en grève à l’appel du SNUDI, SNUipp, le 18 mars sur les mêmes revendications.

- Dans le Maine et Loire et le SNUDI, SNUipp, SUD-éduc ont appelé ensemble à la grève et à un rassemblement au CDEN et les 240 collègues réunis ont posé la question de la grève reconductible au ministère.

Au Conseil Supérieur de l’Education nationale du 20 mars, le ministre a été désavoué. C’est un fait, le ministre est isolé.

Nous avons proposé l’action commune dès le mois de novembre, où nous rappelions « (…) non seulement notre organisation ne signera pas ce protocole de discussion, mais nous souhaitons que nos syndicats respectifs se rencontrent pour envisager en commun la réaction qu’il convient d’apporter à l’attaque frontale que le ministre s’apprête à porter contre le statut de nos collègues. ».

Cette proposition est restée sans réponse à ce jour. Ce ne sont pas les appels département par département qui feront reculer le ministre.

Décidons maintenant de nous rencontrer, enfin, pour organiser ensemble la riposte que demandent les collègues sur leurs revendications clairement exprimées: la grève et la manifestation nationale au ministère pour exiger le retrait des projets de décret, l’abandon de stages de remise à niveau, le maintien et la création de tous les postes nécessaires.

N’est ce pas de cette manière que les organisations syndicales du 2nd degré ont, avec les enseignants contraint De Robien a retirer son projet de remise en cause des décrets de 1950 ?

Et aujourd’hui à l’appel de l’intersyndicale 2nd degré, les enseignants des lycées et collèges ont manifesté à 10 000 contre la suppression de 11 000 postes, les lycéens sont tous les deux jours dans la rue.

Pour notre part nous y sommes prêts. Les enseignants sont prêts. Ils ne comprendraient pas que nous restions plus longtemps sans réagir ensemble.

Il y a urgence.

Norbert TRICHARD

Secrétaire général

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Publié dans suppression samedi

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