Protocole de discussions sur la suppression des cours le samedi matin
les pseudo négociations sont un piège
Au mois d’octobre dernier, le SNUDI FO a décliné l’invitation du ministre de l’Education nationale à signer avec lui un protocole de discussions sur l’utilisation des heures libérées par la suppression des cours le samedi matin.
A l’époque, le SNUDI FO avait souligné le risque qu’une telle initiative n’élève les organisations syndicales au rang de « colégislateurs » chargés de rédiger avec le ministre les textes réglementaires qui seront présentés aux organismes paritaires.
Quelques semaines plus tard, le SNUDI FO avait réagi aux propos de M DARCOS qui, dans son discours du 11 décembre souhaitait associer les organisations syndicales « aux modalités concrètes de mise en œuvre des réformes »
Dans un communiqué, le SNUDI FO écrivait :
« La conception du « dialogue social » du Ministre fait courir les plus grandes menaces à la liberté de négociation, au respect des prérogatives des organismes paritaires et, en fin de compte, à la démocratie. ».
La lecture des comptes-rendus des différentes réunions entre le ministère et les organisations syndicales (1) nous amène à penser que nous avons eu mille fois raisons de refuser le cadre des pseudo négociations imposé par le ministre.
Les propositions de M DARCOS n’ont pas pour objectif de réduire nos horaires de travail. Au contraire, elles visent à annualiser une partie de nos obligations de service (108 heures), à programmer la disparition rapide des RASED, à remettre en question la formation continue organisée sur le temps de travail, à bafouer la liberté pédagogique individuelle des enseignants.
En clair, ce que veut M DARCOS c’est que les organisations syndicales accompagnent les réformes voulues par le Président de la République qui entend « ouvrir le carcan des statuts », qui revendique moins d’enseignants et l’autonomie des établissements (2).
Après les grèves et les manifestations des 18 octobre, 20 novembre et 24 janvier, plus que jamais ce qui est à l’ordre du jour, c’est d’établir le rapport de force qui permettra de faire aboutir nos légitimes revendications, en particulier la définition de nos obligations de service en heures d’enseignement hebdomadaires (qui passe aujourd’hui par le respect du décret 91-41 du 14 janvier 1991).
Pour cela, chacun doit prendre ses responsabilités, le SNUDI FO a pris les siennes : il faut sortir du piège des pseudo négociations.
Montreuil le 28 janvier 2008
(1) Voir les sites de SNUipp FSU et du SE UNSA
(2) « Dans l’école que j’appelle de mes vœux (…) où il y aura moins d’heures de cours, les moyens seront mieux employés parce que l’autonomie permettra de les gérer davantage selon les besoins, les enseignants seront moins nombreux. » (Lettre du Président de la République aux éducateurs)