Réaction de l'UD 2A après la conférence de presse de M. Sarkozy

Publié le par Snudi-Fo-2a

C  O  M  M  U  N  I  Q  U  E

Le  Président de la république vient d’exprimer la politique qu’il entend voir conduite par le Gouvernement en 2008. C’est sans surprise que Force Ouvrière accueille ses propos tant les dispositions aujourd’hui en vigueur aussi bien aux plans réglementaire que  législatif déjà peu favorables aux salariés sont  jugées encore insuffisantes pour permettre aux entreprises  l’accumulation des profits

C’est aussi sans surprise qu’est accueillie la suppression de la durée légale du travail à 35 heures, faisant suite aux différentes expérimentations de mesures en faveurs des entreprises réservées à l’emploi.

 Sur ce chapitre et, à terme, l'Etat se contentera uniquement de faire respecter le cadre (européen) horaire maximal, soit 48 heures hebdomadaires au-delà duquel aucun travail ne peut être ni demandé, ni effectué. Il laissera ainsi les entreprises manœuvrer librement à l'intérieur de ce plafond avec le luxueux loisir de fixer elles-mêmes le seuil déclenchant les heures supplémentaires et le niveau de leur rémunération qui ne relèverait plus de la loi. En clair, le cadre de négociations actuellement fixé condamne syndicats et patronat à s’entendre pour dynamiter la durée légale en systématisant les accords «majoritaires» d’entreprise ou les accords individuel dits de gré à gré. Une aubaine pour le MEDEF qui revendique depuis des lustres que le temps de travail et le seuil de déclenchement des heures supplémentaires soient définis «exclusivement» au niveau des entreprises.

Tout cela est dores et déjà inacceptable pour Force Ouvrière, comme est inacceptable l’absence de perspective d’augmentation du pouvoir d’achat des salaires, des retraites et des minima sociaux, alors qu’un train de hausse sans précédent affecte les produits de nécessité courante.

 Face au constat alarmant d’un écart qui se creuse entre richesse et pauvreté, face au refus de revoir  la répartition de la richesse produite au bénéfice du travail et des plus faibles, Force Ouvrière appelle à la réaction sociale la plus massive et la plus solidaire possible en Corse, seule capable d’infléchir la situation actuelle dans les échéances sociales qui ne manqueront pas de s’organiser.

                                                                                                               P. GIACOMONI

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Publié dans communiqué

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